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Des plongeurs de l’association française Opération Mer Propre ont prévenu que la pandémie pourrait déclencher une augmentation de la pollution. c’est comme ça

Si la situation de l’eau dans les océans est déjà très critique, la pandémie de coronavirus risque de l’aggraver encore. Selon les données du WWF, 4,8 à 12,7 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans la mer chaque année: au moins 86 millions de tonnes de plastique se sont déjà retrouvées dans les eaux marines, dont une grande partie a été déposée sur fond marin. Seulement en Méditerranée 570 000 tonnes de plastique sont coulées chaque année, une quantité que le WWF a définie égale à un rejet dans la mer de 33800 bouteilles en plastique par minute.

Mais les plongeurs de l’Opération Mer Propre (association à but non lucratif qui s’occupe régulièrement de la collecte des déchets le long de la Côte d’Azur) ont sonné l’alarme: après avoir trouvé des masques jetables qui flottent comme des méduses et des gants en latex imprégnés d’eau dispersée sur les fonds marins, ils ont prévenu que la pandémie pourrait déclencher une augmentation de la pollution, ajouter plus de déchets au plastique qui menace déjà la vie marine. Joffrey Peltier, qui fait partie de l’organisation, a expliqué que parmi ces “déchets solides”, il existe des dizaines de gants, masques et flacons de désinfectant pour les mains, qui s’ajoutent aux gobelets en plastique jetables et aux canettes en aluminium. La situation pourrait dégénérer “si rien n’est fait”, comme l’a dit Peltier.

Plus de masques que de méduses

«Nous courrons bientôt le risque d’avoir plus de masques que de méduses en Méditerranée », a ajouté Laurent Lombard, un autre membre de l’association, en publiant sur les réseaux sociaux la vidéo d’une immersion montrant des masques, tissés d’algues et en mer près d’Antibes. “Quand il y a une forte tempête, tous les masques et gants abandonnés sur les trottoirs ou dans les égouts finiront en mer.”

Le groupe espère que ces images inciteront les gens à choisir masques réutilisables et préférer un lavage des mains plus fréquent que des gants en latex. “Avec toutes les alternatives qui existent, le plastique n’est pas la solution pour nous protéger de Covid-19”, a déclaré Peltier. “C’est notre message.”

Chaque le masque met environ 450 ans à se décomposerComme l’écrivait le politicien Éric Pauget dans une lettre adressée à Emmanuel Macron le mois dernier: il s’agit d’une “bombe à retardement écologique” aux “conséquences environnementales durables pour notre planète”.